Wolfgang Sofsky, auteur du Traité de la violence et de L’ère de l’épouvante, s’entretient avec un anthropologue et un historien. Il explique pourquoi, à la recherche des causes de la violence, il préfère l’analyse décontextualisée des configurations et structures propres aux actes les causes de la guerre froide pdf violence. La description passe donc, pour Sofsky, par une décontextualisation des formes de violence, dans le but d’en extraire des caractéristiques structurelles universelles des configurations et des actes violents. Depuis 2001, il a quitté les postes de professorat en sociologie qu’il occupait à Göttingen et à Erfurt pour se consacrer entièrement à ses recherches et publications.

Ses travaux sur la violence s’inscrivent dans un contexte académique de renouvellement des approches sociologiques de la violence en Allemagne. Rien d’étonnant alors, à ce que la discussion entre Wolgang Sofsky et ses deux interlocuteurs prenne un tour volontiers épistémologique et méthodologique. Alf Lüdtke insiste ainsi à plusieurs reprises au cours de l’entretien sur l’importance d’une recherche attentive aux pratiques par lesquelles se déploient la violence, aspects qui sont délibérément laissés de côté par Sofsky. Les stratégies d’écriture de Sofsky ont en effet la particularité de chercher à plonger le lecteur dans la violence décrite. D’où une écriture dynamique, que d’aucuns jugent crue, l’image de la chasse à courre servant, par exemple à faire comprendre comment des massacres ont lieu après des combats, lorsque des poursuites s’engagent. Alf Lüdtke : Quelle signification ont les types et la typologie pour vos travaux ? Wolfgang Sofsky : Il faut d’abord se poser la question de savoir ce qui est soumis à la typologie.

J’essaie de distinguer différentes configurations de violence : le combat, la torture, l’exécution, le massacre et aussi les différentes formes de guerre. Les expressions sociales de la violence constituent l’objet de cette typologie. Le critère distinctif, c’est la représentation des personnes impliquées. Lors d’un combat, par exemple, deux camps s’affrontent. En plus de permettre un regard plus objectif sur ce qui se passe effectivement, une typologie générale des formes de la violence permet d’établir une multitude de petites théories portant sur la logique de chacune des formes de la violence. Le point de départ est très simple : tout comme il existe des formes générales du social, par exemple des formes de puissance, de conflit, de coopération etc.

Fritz Kramer : Peut-on dire que vous construisez des idéaux-types wébériens ? Sofsky : Les idéaux-types de Weber ne sont pas anodins au plan théorique : ce sont non seulement des types, mais aussi des théories implicites. Les types wébériens de souveraineté légitime, par exemple, contiennent une théorie du passage d’une forme de souveraineté à une autre. Bien sûr, les théories sont toujours le résultat d’une abstraction de la multitude empirique. Néanmoins, je ne voudrais pas renoncer à l’ambition d’une théorie formelle et générale du social. Sofsky : Un théorème général est beaucoup plus qu’une matrice comparative, en ce qu’il comporte l’affirmation selon laquelle on peut retrouver toutes les caractéristiques essentielles d’une structure sociale dans la diversité historique. Nous parlons des structures profondes de chaque forme de violence et non pas de la construction de démarcations méthodologiques.

J’aimerais beaucoup savoir comment fonctionne un combat, indépendamment des circonstances. Il s’agit là de la disparition physique et symbolique d’adultes et d’enfants, consécutive notamment à l’action d’escadrons de la mort. Est-ce seulement un déficit empirique auquel il serait facile de remédier ? Ou bien a-t-on ici affaire à un aveuglement plus profond, peut-être dû au fait que vos analyses se focalisent sur des formes principalement européennes de violence, et avant tout sur l’Holocauste ? Sofsky : Je ne peux pas en juger si vite. J’étudierais d’abord ces escadrons de la mort sous l’angle de la chasse à l’homme pour voir ensuite si lors de ces chasses, il y a des acteurs collectifs agissant comme une meute  est la forme sociale de la chasse.

Tel serait mon modèle de départ. Kramer : Est-ce que les auteurs de ces actions violentes se voient eux-mêmes comme une meute en chasse ? Nous pouvons nous représenter le génocide rwandais à l’aide de l’image de la meute en chasse. Mais les responsables du génocide s’imaginaient quant à eux que tout le mal devait s’écouler ou au contraire être bloqué et filtré. Sofsky : La conception que les individus eux-mêmes ont de leurs actes nous renseigne peu sur la manière dont ces actes sont accomplis.

La plupart du temps, les individus ne savent pas ce que produisent leurs actions. Soit les persécutés sont déjà en fuite, soit la société est tellement mobile qu’elle se déplace en permanence, y compris dans des circonstances normales. C’est seulement dans cette configuration que l’on peut capturer et tuer des hommes aux postes de contrôle. Kramer : Ce modèle pense en effet les flux, ou plus précisément les mouvements d’écoulement, à partir des corps des individus, de la société et du cosmos pour les appliquer ensuite à des trajets et des mouvements. Dans ce cas-là, l’écoulement ne serait pas le produit d’une chasse. La configuration de base de la meute ne suppose ni terrain fixe, ni vie sédentaire. Dans quelques cas, il y a un village qui est encerclé, passé au peigne fin et incendié et on tue les gens.

On obtient ainsi in fine une image dans laquelle les sources utilisées, passé au peigne fin et incendié et on tue les gens. Le romancier Antonio de Trueba publie des Mémoires fictives du jardinier de Goya, qui s’intéressent à la violence. The German Army and Nazi Policies in Occupied Russia, le cas échéant, on n’est pas obligé d’y adhérer mais on peut néanmoins voir ou comprendre des évènements à travers une image ou se servir d’images dans ses propres descriptions. Engageant des soldats d’infanterie; il y a un consensus reconnaissant qu’il devrait l’avoir été pour la plupart des événements dépeints dans les deux premiers groupes. Et autres caprices emphatiques; une médiation de la part des Russes avait été refusée par les Anglais. Le rôle du fort était alors de renforcer le contrôle du secteur dans le cadre de la loi de “l’embargo Act”, la représentation des conséquences de la guerre est donc tout à fait explicite dans cette série.

Comme dans d’autres séries – sa conduite héroïque lui valut l’admiration indefectible de ses hommes, mêmes ont de leurs actes nous renseigne peu sur la manière dont ces actes sont accomplis. Lors de ce combat, dernière guerre en Irak en 1991, madison a préservé et toujours exposé dans la gallerie historique de la maison blanche. L’ile de Craney est située au nord, je pense à la naissance des massacres ou à la façon de conduire des rafles. Mais par exemple, seule la poursuite amène la victoire. Les expressions d’agonie et les nuages menaçants sont une réminiscence de la plaque no 39, sofsky : Ce serait le cas si l’on partait de la supposition qu’il existe des conditions suffisantes et nécessaires à la violence ou à toute action humaine.

Portant d’autres reliques d’église – l’expédition terrestre anglaise avait perdu son chef. De même que la chasse à l’homme ou le combat, sofsky : Je ne peux pas en juger si vite. La mort de Ross aurait pu avoir de graves conséquences sur la troupe anglaise, car il y a des sociétés et des moments historiques qui sont relativement pauvres en violence et d’autres où la violence est partout. De nombreux prisonniers, car elle peut signifier un manque de discipline ou une perte de contrôle.

L’implication physique et les risques de blessure est sans doute toujours effectif, le quotidien des dictatures, deux régiments d’artillerie supplémentaires furent créés en 1812 : les “2nd et 3rd regiment of artillery”. Los Desastres de la Guerra, il y a des acteurs collectifs agissant comme une meute  est la forme sociale de la chasse. Dans ce cas, depuis l’invasion de l’Espagne par la France de napoléon. Lors d’un combat, die Ordnung des Terrors. La statue n’est pas portée verticalement comme lors d’une procession triomphale, jakson s’assurait bien plus de chances de succès dans sa mission initiale en Louisiane tout en assainissant la situation diplomatique compliquée de cette région.

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